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Les pérégrinations d’un écrivain dans un drôle d’enfer australien

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Une actualité de Olivier
Publié le 24/08/2013

Le koala tueur…Au tour de Sarah qui passe l'été en notre compagnie et en haut des échelles de notre rayon, de relever le gant et d'ajouter son prénom à la liste des contributeurs de ce blog de libraires. Voyageuse elle nous propose un détour par le bush...

Avouez-le, lorsque vous racontez à vos proches la petite anecdote du jour, vous cherchez toujours à transformer et embellir les choses, voire mentir pour les plus téméraires.  Avouez-le, vous aimez susciter des « oooh » et des « aaah ».  Si, si, avouez-le, parce que vous n’êtes décidément pas les seuls et Kenneth Cook ferait un excellent ami de comptoir à ce propos…

L’Australie, Sydney, Melbourne, ses surfeurs, ses kangourous… Oui, mais non, avec Kenneth Cook ce sera l’Australie, ses serpents mortels, ses crocodiles vicieux, ses koalas agressifs, ses coraux tranchants, ses aborigènes escrocs et on en passe.

Vous l’aurez donc compris, Le koala tueur, et autres histoires du bush n’est pas une brochure touristique du littoral bien connu, mais bien un inventaire drôlement infernal de l’ Outback australien.

A travers ces 15 nouvelles, l’écrivain du bush relate des échantillons de sa vie, du moins les plus amusants et palpitants face à une mère nature très cruelle. Et si je vous parle de discussion de comptoir, c’est bien parce que cet assoiffé de bière (et bon vivant, soit) y fait des rencontres. Généralement, c’est à ce moment là que démarrent ses problèmes...

Il est clair qu’après quelques pintes de bière fraiche amplement méritées pour lutter contre la chaleur du pays, les australiens s’avèrent sympathiques puis détestables lorsqu’ils vous entraînent on ne sait où.

Ces nouvelles sont ainsi autant d’anecdotes plus folkloriques et excentriques les unes que les autres. On pourrait même croire que faune et flore se sont liguées contre notre écrivain de terrain, froussard mais pas lâche pour un sou.

Au fur et à mesure de la lecture de ces nouvelles, ce condamné de la malchance nous étonne toujours autant. Il semble être une manne inépuisable d’aventures burlesques et inimaginables, mais qu’il jure véridiques.

A la manière d’un bizarre anthropologue, Kenneth Cook déballe ses anecdotes les plus insolites, venues du fin fond d’une Australie qu’il aime et déteste à la fois. Au programme, serpents en tout genre, crise de panique, rires, attaque de chameau, angoisse, cochons agressifs, course poursuite, réflexion sur la nature qui nous entoure, et course poursuite à nouveau.

Malgré l’accumulation des catastrophes, l’auteur poursuit inlassablement son bonhomme de chemin, et ce recueil n’est que le premier d’une trilogie qui s’annonce drôle et sadique à souhait !

Disparu il y a plus de 20 ans, cet écrivain qui tend à être connu en dehors de son pays natal, fait depuis quelques années l’objet d’une traduction de ses œuvres aux éditions Autrement.

Un recueil à la fois touchant, comique et qui nous permet de réfléchir sur le rapport entre les hommes et la nature.

Mais un conseil, ne parlez pas de Kenneth Cook dans les offices du tourisme d’Australie, il en va de leur image…

Ce n'était pas la première fois que ça m'arrivait, loin de là, mais je n'avais pas retenu ma leçon. Dans toute l'Australie à l'Ouest de Bogan, on peut truander un homme, s'enfuir avec sa femme, spolier sa fille, débaucher ses fils, voire lui voler son chien, il lui sera toujours possible de vous pardonner, mais refuser de boire avec lui vous recale dans la sous-classe des dingos, des parias à jamais, des irrécupérables ; vous ne valez même pas la balle qu'il aurait pourtant plaisir à vous loger dans la peau.

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