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Les silences de Gamoneda

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Une actualité de David V.
Publié le 30/08/2013

Bel événement pour les amateurs de poésie et de littérature hispanique que la venue du grand poète Antonio Gamoneda à l'Institut Cervantes de Bordeaux. Octogénaire à la voix grave, il a accepté que nous plantions devant lui notre caméra pour le saisir en train de lire quatre de ses poèmes. Cette prise, exceptionnelle, est suivie de la lecture des mêmes poèmes dans leur traduction par Jacques Ancet (tirée d'un livre paru chez Lettres Vives : Froid des limites). Avec pour seule musique ses vers, voici donc un court moment de grâce. Et comme la librairie est partenaire des manifestations organisées par l'Institut Cervantes au sein de la Casa de Goya, à deux pas de nos rayons, l'un de nos libraires a proposé un choix de ses ouvrages disponibles en français. Emma nous fait le rapide récit de cette belle soirée poétique :

En cette fraîche soirée hivernale, aller écouter de la poésie espagnole à l'institut Cervantes ne réchauffe nullement. Lorsque l'on connait la puissance des poèmes d'Antonio Gamoneda, le frisson ne nous quitte pas, depuis le début où il prend la parole pour répondre à Claude Le Bigot afin de justifier les thèmes récurrents de sa poésie et la part qu'il y tient, jusqu'à la fin de la rencontre, où il nous  livre une lecture de ses plus beaux poèmes, devant une assemblée conquise par sa voix puissante et musicale.

La poésie qu'il décrit comme long chemin vers l'irrémédiable, la discontinuité et l'ambigüité existentielle, prend tout son sens à cette lecture. Une intimité se crée d'instinct entre lui et ses lecteurs, en dehors de toute analyse stylistique et universitaire. Le public se plonge dans une poésie du désespoir, de la limite, sublimée par cet accent espagnol mélodieux qui teinte les sensations d'un rouge vif.

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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