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Miguel Street de V.S. Naipaul

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Une actualité de Marilyn A.
Publié le 30/08/2013

Si vous êtes un adepte de la librairie et que vous entretenez une relation de confiance avec votre libraire, il doit vous arriver d'acheter des petites merveilles qui ne sont pas forcément d'actualité. Et si, comme lui, vous êtes un grand lecteur, vous avez sûrement entendu cette phrase désagréable : "cet ouvrage est malheureusement épuisé". C'est pourquoi, lorsqu'un livre réapparaît sur nos étagères, il serait criminel de ne pas vous en tenir informé et aujourd'hui, nous acclamons la collection de l'Imaginaire des éditions Gallimard pour avoir réédité Miguel Street de V.S. Naipaul.
Miguel Street n'est pas le lieu rêvé pour passer son enfance ou pour vivre tout court. On y trouve des personnages violents, ayant peu d'éducation ou d'ambition et surtout étranges. Si vous y habitiez, le seul remède pour avoir la chance de vivre convenablement et dans un cadre plus équilibré, serait de la quitter définitivement. Pourtant, nous n'avons pas toujours le choix, comme notre narrateur. Depuis qu'il est tout petit, il côtoie les hommes et les femmes de cette rue et nous raconte avec affection qui ils sont et ce qui leur arrive. Le tour de magie accompli par V.S. Naipaul nous empêche de les détester bien que certains battent leur femme ou participent à des combats de coqs. Nous allons presque jusqu'à les aimer tellement leur univers semble être le seul qui existe.
V.S. Naipaul, prix Nobel de littérature en 2001, disait lui-même ne pas savoir "quel genre d'écrivain [il était] susceptible de devenir". Quand il acheva son premier roman, quelqu'un lui dit que cela ressemblait à du "Simili Waugh", remarque qui le laissa froid, mais heureusement pour nous, il persista dans cette passion qui l'a toujours animé. Quand il commença à écrire Miguel Street, il ne savait pas du tout où cette histoire allait le mener et finalement ce qu'il livra à ses lecteurs fut un récit intime et d'une grande force.

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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