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Mischa Berlinski au bord de l'eau

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Une actualité de David V.
Publié le 21/09/2013

Il faut les hasards de rencontres dans les salons du Livre pour découvrir des auteurs qui ont parfois fait un sacré bout de chemin pour venir faire connaissance avec leurs lecteurs français. Nous étions en mission en terres bretonnes pour arpenter ce fameux festival Etonnants Voyageurs dont on vante partout le dynamisme, la bonne humeur et le bon air marin : Saint-Malo nous fit bon accueil et nous offrit l'occasion de belles rencontres avec des éditeurs et des auteurs qui ne s'effarouchèrent pas quand nous leur proposâmes de les placer devant notre objectif. Première vidéo que nous vous proposons, celle d'une jeune auteur américain dont vient de paraître le premier roman en France aux éditions Albin Michel, Le crime de Martiya Van der Leun. Mischa Berlinski a 37 ans, il est originaire de New York mais semble particulièrement apprécier les voyages puisqu'il réside actuellement en Haïti après avoir pas mal baroudé, en Europe (à Paris entre autres) et en Asie. C'est sans aucun doute son long périple en Asie du Sud-Est qui lui a inspiré le magnifique et épais livre, salué outre-Atlantique, que nous venons de dévorer. Son projet est ambitieux, mêlant histoire criminelle et enquête anthropologique ; il croise les destins de plusieurs personnages sur lesquels enquête son double, fasciné par des parcours qui aiguisent inlassablement sa curiosité. A l'origine de l'histoire un récit, presque une anecdote, captée un soir de confidence : dans une prison thaïlandaise croupit une femme américaine condamnée pour le meurtre d'un missionnaire, un meurtre violent et inexplicable chez cette anthropologue passionnée par le peuple dyalo. Que s'est-il passé pour qu'on en arrive là ? Et pourquoi le jeune Mischa ne parvient-il pas à se déprendre des fils entrecroisés des histoires incroyables qu'il découvre en interrogeant tous les protagonistes ? Roman foisonnant et pluri-référencé, où il est question de religion, d'amour, d'étrangeté (de riz aussi c'est vrai), il nous invite à nous interroger sur le regard que nous portons sur les autres civilisations et la curiosité qui nous pousse vers eux.  Roman d'aventure parfaitement construit et qu'on ne lâche plus, Le crime de Martiya Van der Leun signe l'arrivée tonitruante d'un auteur ambitieux. Notre plaisir n'en était que plus grand de le voir accepter de parler de son livre dans notre langue, ce qu'il fit au bord de l'eau et dont nous vous livrons les images. Qu'il soit remercié de sa patience et de sa gentillesse, pour ne pas parler de son talent.

 

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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