Chargement...
Chargement...

Nos lectures du week-end - Semaine #39 Rentrée littéraire

lasommdenosfolies2.jpg
Une actualité de Administrateur
Publié le 24/09/2018
C'est lundi ! Et comme chaque lundi retrouvez nos lectures du week-end.
joy.jpg Comme dans son précédent roman, Là où les lumières se perdent, David Joy nous emmène dans les Appalaches, auprès de cette Amérique qui vit loin des feux des projecteurs, l'Amérique des perdants.
Lorsque le jeune Thad revient d'Afghanistan, marqué à jamais par les horreurs vues et commises, il retourne vivre chez sa mère April, aux côtés d'Aiden, son meilleur ami, son presque frère. Ils trompent leur ennui dans la drogue, jusqu'à ce que lors d'une visite chez leur dealer, ce dernier décède accidentellement. Ce qui pourrait être un heureux deus ex machina va marquer le début d'une descente aux enfers. David Joy dresse un portrait désespéré et pourtant terriblement lumineux de ces trois personnages écrasés par le poids d'un monde qui leur échappe. Un roman noir à lire absolument !

Sixtine
 
bouraoui.jpg Voilà un texte sensible, mais aussi brut, où Nina Bouraoui évoque à la fois des souvenirs d'enfance et d'adolescence : l'Algérie et ses merveilleux paysages, avec ses contradictions aussi, le pays soi disant maudit pour sa famille française auquel ils n'ont rien compris selon elle. Puis le passage à l'âge adulte arrive, violent, lié à l'affirmation de ses désirs dans le Paris des années 1980 : les filles et les clubs deviennent son quotidien, tout en refusant d'être "une homosexuelle". Elle connaît la honte, le refus de ce qu'elle est, face à la peur d'être jugée. Se souvenir et devenir, les principales oppositions que dressent l'auteur deviennent des combats pour exister, s'affirmer. Un roman personnel et intime, où l'auteur se livre complètement, sans faux semblant.

Helga
 
robert.jpg  Immersion totale dans une histoire d'amour destructrice. On plonge dedans tête la première comme la narratrice, sans vraiment respirer, on tourne les pages. Peut-on aimer si fort? Peut-on s'oublier soi-même si tout notre être est dédié à l'amour d'un autre? Aimer signifie-t-il tout accepter? Sujet inconnu c'est un trop-plein d'urgence, de vie, d'excitation. L'écriture est rapide, les phrases sont courtes, percutantes et troublantes. Impossible de s’arrêter au milieu du livre. On ne peut que le lire d’une traite !

Alicia
 
  lasommdenosfolies.jpg  Une pépite qui nous vient de Malaisie! Les éditions Zulma publient en cette rentrée littéraire le premier livre de Shih-Li Kow, "La somme de nos folies", roman choral qui nous plonge dans Lubok Sayong, une petite ville des environs de Kuala Lumpur coincée entre deux lacs et bientôt envahie par les eaux. Les désastres climatiques comme les aléas de la vie ne semblent pas avoir de prise sur nos personnages, animés d'un sang froid incroyable et d'un sens rare de la débrouillardise. "La Somme de nos folie" se lit autant comme un conte que comme une peinture sans fard de la Malaisie d'aujourd'hui, laissez vous embarquer dans une ambiance unique !

Emilie
 

Bibliographie

Abonnement

Derniers articles du blog "Ces mots-là, c'est Mollat" envoyés chaque semaine par mail

Contributeurs

Marilyn (131)

Libraire, lectrice, mais pas liseuse. @MarilynAnquetil

Emilie (126)

"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

Véronique M. (119)

Une libraire qui aime les chats (surtout le sien !), vénère Proust, et est capable dans un grand éclectisme de se régaler avec un essai critique pointu, un recueil de poésie ou un bon polar !