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Nos lectures du week-end - semaine #9

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Une actualité de Rayon Littérature
Publié le 26/02/2018
C'est lundi ! Et comme chaque lundi retrouvez nos lectures du week-end.
9782226398918, 0-4657261.jpg   J'ai découvert Marion Brunet grâce à son roman Dans le désordre (éditions Sarbacane) et je suis tombée sous le charme de cette plume engagée, à l'écoute des temps présents.
Cette année elle publie chez Albin Michel L'été circulaire. Je l'ai lu d'une traite, incapable de perdre des yeux ne serait-ce qu'un instant Céline et Jo, les deux soeurs qui mènent la danse.
Quitter ce coin de campagne dont les touristes raffolent mais où la vie, la vraie, ne parvient pas à s'installer, est le seul souhait de Jo, la cadette de 15 ans.
Céline, elle est différente: elle se satisfait de son rôle de jeune séductrice au lycée et des périodes d'accalmie de leur père entre deux beuveries.
Roman éminemment social, sans tomber dans le misérabilisme ou les discours moralisateurs, L'été circulaire dévoile une réalité commune à des dizaines de milliers de personnes. Celle des laissés pour compte, celle d'une jeunesse aux ailes brisées avant l'heure, celle d'une voie sans issue.

Monica
9782330090708, 0-4694166.jpg   Lorsque Klaus revient à Leipzig en 1945, il est brisé, détruit, l'âme en morceaux après ce qu'il a subi à Buchenwald. Face aux regards apeurés et étonnés de ses parents, il subit en silence le jugement de ses proches "Où était-il pendant quatre ans ? Pourquoi est-il si maigre ? Pourquoi ce regard vide et sans vie ?" Et la voix de Heinz, son ancien amant, revient dans sa tête pour lui susurrer des mots d'amour, mais ces paroles d'outre tombe se mêlent aux souvenirs du camp, des scènes violentes, où la mort rode. Klaus tente de se reconstruire, alternant entre espoir, rage et désolation. Daniel Arsand signe un texte puissant et essentiel sur ce déporté homosexuel.

Helga
9782246815792,0-4693890.jpg   Dans la chaleur d’un été italien au milieu des années 80 la passion amoureuse de deux jeunes garçons. Call me by your name vient d’être adapté au cinéma.

Elio est un jeune homme de 17 ans profitant d’une vie idyllique dans la villa italienne de ses parents. Son père est un éminent professeur qui reçoit chaque année un étudiant dans sa résidence familiale pendant les vacances d’été. Cette année c’est Oliver, un étudiant américain qui vient passer l’été afin d’écrire son livre. Dès son arrivée Oliver provoque quelque chose chez Elio, un mélange d’attirance et d’agacement. Pendant les semaines qui vont suivre un désir fou va submerger Elio. Dans une magnifique langue, André Aciman recréée une parfaite sensation du désir, de la frustration et de la confusion de la passion sexuelle et amoureuse. Symbolisant ce trouble où chacun devient plus l’autre qu’il n’a jamais été lui-même « Appelle-moi par ton nom » devient la petite musique de l’histoire d’Elio et Oliver.

Marie-Aurélie

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Libraire, lectrice, mais pas liseuse. @MarilynAnquetil

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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Une libraire qui aime les chats (surtout le sien !), vénère Proust, et est capable dans un grand éclectisme de se régaler avec un essai critique pointu, un recueil de poésie ou un bon polar !