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Nos lectures du week-end - semaine #30

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Une actualité de Rayon Littérature
Publié le 23/07/2018
C'est lundi ! Et comme chaque lundi retrouvez nos lectures du week-end.
fante.jpg   Arturo Bandini, alter ego autobiographique de John Fante, nous entraîne dans ses galères de futur écrivain connu mais pour l'instant fauché, dans la poussiéreuse et suffocante Los Angeles des années 30.
Depuis sa chambre d'hôtel miteuse, on partage ses aspirations littéraires, ses passions contrariées, ses errances, ses journées de misère et d'auto apitoiement, et surtout ses illuminations ...
Comique et pourtant désespéré, si cynique et pourtant si touchant, comment ne pas s'attacher à Bandini, jeune homme aux semelles de vent version californienne ?
"L'humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité" selon les mots de Charles Bukowksi, dans sa préface à ce grand roman.

Sixtine


9782757808238, 0-438336.jpg   Qu'il était grand le Saint-Empire des Habsbourg. Qu'elle était séculaire cette grandeur. Peut être cette gloire fut-elle justement trop lourde à porter à l'aune d'un XXe siècle qui ne jurait désormais plus que par la technique en lieu et place de Dieu, où la fidélité, l'honneur et l’obéissance devinrent surannés aux yeux du progrès.
Mais alors que faire ? Que faire quand on est le petit-fils indigne du héros de Solférino écrasé par le souvenir de ce grand père qui sauva l'empereur passant ainsi de la roture à la noblesse, de Slovène à Autrichien ? Que faire quand on est un père et un haut fonctionnaire de sa Majesté apostolique, à la vie réglée comme du papier à musique, piégé dans la tourmente idéologique de l'Europe des nations ?
La marche de Radetsky est une œuvre magistrale, l'histoire d'un homme à qui le protocole n'a jamais appris à parler à son fils avec sincérité , d'un jeune officier en pleine déréliction perdu à la charnière de deux mondes, d'un empire où le décorum masque la décadence, d'une ombre implacable et angoissante qui s'étend calmement sur la vieille Europe... En nous contant la saga familiale des Trotta, Joseph Roth compose aussi la tragique symphonie du coucher de soleil des Habsbourg.
Un grand roman de la littérature autrichienne à lire ou à redécouvrir.

Jean-Baptiste
  Les immortalistes, Chloe Benjamin    
New-York, été 1969. Pour échapper à l'ennui et à la chaleur, les quatre frères et sœurs Gold font les quatre cents coups dans les rues de la ville. Et lorsque l’occasion de rencontrer une diseuse de bonne aventure se présente, ils n'hésitent pas une seconde. Cette femme mystérieuse, recluse dans un appartement minable tout en haut d'un vieil immeuble, leur révèle alors à chacun la date précise de leur mort. Mensonge mesquin ou véritable divination ? Chacun des quatre grands chapitres de ce livre s'attache au destin de l'un de ces enfants, jusqu'à, justement, leur fin. Quatre personnages, quatre choix de vie : quelle chemin choisir lorsque que l'on connaît le jour ou le couperet tombera ? Chacun d'entre eux tentera de se sauver, coûte que coûte, que ce soit par la création, la science, l'humanitaire. Loin d'être morbide, cette remarquable odyssée familiale nous raconte un demi-siècle d'histoire américaine à travers des portraits sensibles et percutants.

Lucie

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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