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Nos lectures du week-end - semaine #7

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Une actualité de Rayon Littérature
Publié le 12/02/2018
C'est lundi ! Et comme chaque lundi retrouvez nos lectures du week-end.
9782710377634,0-3326674.jpg   Milieu du 19ème siècle, suivons les traces d'un couple et leurs cinq enfants en pleine Amérique autour de leur plantation de pommiers. Entre amour, points de vue & haine, découvrons cette famille à bout de souffle partagée entre leur furie de vivre et la peur de se laisser abattre. 
Une noirceur en pleine nature, des époques mélangées, des personnages intrigants dans un contexte historique rude, Tracy Chevalier a brodé une intrigue tout en beauté dont on ressort le coeur meurtri et la pensée d'avoir lu un très grand livre.

Damien
9791093798035,0-4749958.jpg   The Room. Depuis sa sortie ultra-confidentielle en 2003, ce film occupe la première place dans la catégorie anglo-saxonne des so bad it's good : scénario lymphatique et script incompréhensible, un casting aux abois et sous antidépresseurs à la suite d'un tournage chaotique qui aura achevé toutes les notions de bon sens (comme le produit final). Le "premier rôle", Greg Sestero, a essayé d'exorciser sa douloureuse expérience dans ce livre hilarant et dérangeant. Cette épopée dans les contre-allées d'Hollywood, au croisement du soap et du paranormal, vaut avant tout pour le portrait du réalisateur, Tommy Wiseau. Dans une fiction, un tel personnage susciterait l'agacement du lecteur et une accusation d'invraisemblance envers l'auteur mais, ici, ce mélange d'Ignatius J. Reilly, de Nosferatu et d'Ed Wood (avec le bagage intellectuel et la désarmante sincérité d'un Oui-oui) est rigoureusement véridique. Sorti de nulle part, persuadé d'être un vampire (et le mode de vie qui avec), aux habitudes étranges (dans les bars : ne commander que des verres d'eau chaude), à l'anglais frelaté (omerta totale sur son origine et son âge), Wiseau dispose également d'une fortune aussi colossale que mystérieuse (il ne se déplace qu'en Mercedes et engloutit 6 millions de dollars dans le film). Son impayable infatuation ne rivalise qu'avec son décalage permanent avec le reste de l'humanité. Et en tant que réalisateur, ses hautes ambitions à la Ingmar Bergman sont contrariées par des compétences indignes du pire tâcheron de série Z...
Pour accompagner ce témoignage décapant, qui génère autant de rires que de malaise, les heureux titulaires d'un Master en Perte de Temps peuvent se risquer au visionnage de cet improbable rossignol et tenter d'en percer l'insondable mystère, mais qu'ils soient prévenus : à ce jour, nul n'y est parvenu.

Julien
  9782226391957,0-4657259.jpg   Un roman qui vous laisse sans souffle: dans une petite ville minière de l'Idaho la plupart des hommes travaillent sous terre. On est au début des années 1970.
Un très grave accident laisse toute cette communauté endeuillée et l'on suit la trajectoire de quelques personnages et les conséquences de cet accident sur leurs vies.
La force des personnages, les enchevêtrements des parcours de vie, une écriture et une traduction superbes rendent ce roman immanquable.
Gros coup de coeur!

Monica

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Libraire, lectrice, mais pas liseuse. @MarilynAnquetil

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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Une libraire qui aime les chats (surtout le sien !), vénère Proust, et est capable dans un grand éclectisme de se régaler avec un essai critique pointu, un recueil de poésie ou un bon polar !