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Paris by night

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Une actualité de Emilie Dupuch
Publié le 05/04/2013

C'est avec beaucoup de curiosité et un certain empressement que nous nous sommes emparés du second roman du jeune et très prometteur Frédéric Ciriez -que nous avions découvert avec le si original Des Néons sous la mer, texte qui donnait vie à un sous-marin transformé en maison close sur la baie de Paimpol. Et Mélo, c'est le titre de ce second récit paru aux éditions Verticales, fait plus que répondre à nos attentes, il confirme le talent de Frédéric Ciriez et nous embarque dans une expérience littéraire que nous ne serons pas prêts d'oublier.

A partir d'un concept assez simple somme toute -le roman se compose de trois récits qui mettent chacun en scène le quotidien de trois personnages sur une seule et même journée, un 30 avril à Paris- l'auteur compose un véritable petit chef-d'oeuvre d'inventivité (ne mâchons pas nos mots!)  Mélo s'ouvre sur la description clinique d'une scène de crime, parcourt ensuite en long en large et en travers le nord est parisien, nous immerge dans l'univers tout en paillettes des sapeurs africains, et nous livre en prime deux ou trois astuces marketing en vente ambulante. Sur 24 heures et pas moins de 320 pages, Mélo nous amène à faire connaissance avec trois personnages solitaires particulièrement attachants -un syndicaliste suicidaire, un éboueur le jour et roi de la sape la nuit qui se fait appeler "Parfait de Paris" , une jeune chinoise vendeuse de bibelots sur patins à roulettes- et nous plonge dans une langue qu'un Pérec ou un Queneau ne sauraient renier.

Avec son titre lapidaire et sa couverture plutôt "flashy", Mélo saura très certainement s'imposer dans la rentrée littéraire de janvier et Frédéric Ciriez se faire une belle place parmi les nouvelles voix de la littérature française contemporaine.

 

Bibliographie