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Paris-Téhéran

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Une actualité de Emilie
Publié le 10/07/2013

Pour écrire son dernier roman, Shâb ou la nuit,  Cécile Ladjali a puisé dans son expérience personnelle.

L'auteur nous parle de son enfance, et des conditions si particulières de sa naissance : Cécile a été adoptée. Ses parents sont allés la chercher dans l'orphelinat de Suisse où elle a passé les premiers mois de sa vie pour la ramener dans leur appartement parisien.  Elle évoque ses premiers souvenirs, des images fortes que l'on garde de l'enfance : une fissure dans la baignoire qui fait penser à une araignée, les premières lectures, les déguisements... L'insouciance propre à ces années ne dure pourtant que peu. Au fur et à mesure qu'elle grandit, un fossé semble se creuser entre elle et ses parents. Cécile a rapidement conscience de ses particularités physiques: face à la blondeur de sa mère, sa peau est mate et ses cheveux foncés. Et si ses parents ne lui ont pas menti sur les conditions de sa naissance, ils ne se sont jamais non plus vraiment appesantis sur ses origines.  Sa mère biologique vient d'Iran, et c'est à peu près tout ce qu'elle sait. Quant à son nom de famille -qui est celui de ses parents adoptifs- les camarades de classe de son école privée lui font souvent remarquer qu'il ne sonne pas vraiment français... L'Algérie, où son père a grandit, et où il est revenu quelque temps après en tant que soldat, n'est que très rarement évoquée dans la famille.

La vie de Cécile et de ses parents s'est construite autour du non-dit. A l'image du silence omniprésent dans cette famille, Cécile apprend que le prénom qu'on lui a attribué, Cécile - nom d'une Sainte aveugle- est venu remplacer Roshan, un prénom d'origine perse qui signifie "la lumière".

Cécile grandit ainsi entre le désir d'en savoir plus sur ses origines et les blessures secrètes de ses parents adoptifs. Shâb ou la nuit raconte l'histoire d'une enfance, d'une adolescence et d'un passage à la vie d'adulte particulièrement douloureux. Mais il raconte aussi l'histoire d'une reconstruction. Car face à la souffrance et à l'incompréhension, l'amour est immense et l'écriture parfois salvatrice..

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?