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Qui veut la paix prépare la guerre

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Une actualité de Marilyn
Publié le 26/10/2015
guillouLa violence est partout ; au cinéma, à la télévision, dans les journaux, dans les rues et parfois même à la maison. Qu'elle soit verbale ou physique, nous avons tendance à la fuir, mais certains d'entre nous vivent quotidiennement avec elle. C'est le cas d'Erik qui, à la table de son père, reçoit une correction pour avoir eu de mauvaises manières, eu une parole malheureuse, déplacé sa chaise trop brutalement... pour rien en somme. Habitué, le jeune homme peut définir à l'avance l'instrument et la force des coups qui lui seront administrés selon l'humeur et le degré d'ivresse de son assaillant. A l'école, les rôles s'inversent. Chef de sa bande, le jeune homme sait se faire respecter et en particulier de ses comparses qu'il bat sans hésiter afin de garder sa place et son honneur. Le respect par la crainte incite à la traîtrise et Erik est vite renvoyé de l'établissement, un événement qui pourrait lui valoir la plus grande raclée de sa vie. Sa mère lui offre alors la chance d'éviter un destin funeste, la dernière. Dans le train qui l'emmène à sa nouvelle école, il se promet de changer, de suivre le bon chemin et de ne plus être violent pour quelque raison que ce soit. Une promesse impossible à tenir dans cet établissement aux règles dictatoriales imposées par les élèves les plus âgés qui n'hésitent pas à user de leur privilège par des sévices humiliants et démesurés. Parfois réagir pacifiquement est inutile, il faut plutôt répondre à la violence par la violence. Pour rétablir l'ordre et retrouver sa dignité, Erik devra déployer tous ses talents avec une intelligence et un sens de la stratégie digne des plus grands chefs de guerre. Pour écrire La fabrique de violence (éditions Agone), Jan Guillou s'est inspiré de sa propre expérience. Traduit et publié en France en 1990 - il recevra d'ailleurs le prix France Culture la même année -, ce chef-d'œuvre de la littérature suédoise a été adapté au cinéma par Mikael Håfström et souvent mis en scène sous le titre Le mal.

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Libraire, lectrice, mais pas liseuse. @MarilynAnquetil

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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Une libraire qui aime les chats (surtout le sien !), vénère Proust, et est capable dans un grand éclectisme de se régaler avec un essai critique pointu, un recueil de poésie ou un bon polar !