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Rentrée littéraire 2017 - Philippe Jaenada - La serpe - Julliard

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Une actualité de Marie-Aurélie
Publié le 31/08/2017
Après La petite femelle et Sulak, Philippe Jaenada se penche sur un autre personnage controversé : Georges Arnaud accusé d'avoir assassiné trois membre de sa famille. Défendu par Maurice Garçon en pleine seconde guerre mondiale, il est acquitté.
Un matin de 1941 dans le Périgord, Georges Girard, sa soeur Amélie et leur bonne Marie Soudeix sont retrouvés assassinés au Château d'Escoire. Seul survivant le fils de Georges, Henri, découvre les cadavres au réveil et alerte les métayers. Dès que la police arrive sur les lieux, le comportement étrange d'Henri retient l'attention. Le jeune homme se montre froid. Il semble si peu bouleversé qu'il entame quelques notes sur le piano du salon principal. Dans tout le village, les relations tendues qu'entretenaient Georges et son fils sont connues. Ses rapports avec sa tante Amélie sont tout aussi compliqués. Souvent à cours d'argent, Henri a besoin d'un accès au portefeuille paternel. D'ailleurs sa visite à Escoire n'était pas prévue. Et le château était fermé de l'intérieur le soir du meurtre. Henri Girard apparaît comme le suspect idéal de ce triple homicide. Il est finalement accusé et arrêté. Tous semblent convaincus de sa culpabilité. Pourtant le 2 juin 1941, il est acquitté.

C'est un ami qui parle de Henri Girard/Georges Arnaud à Philippe Jaenada. Selon lui cette histoire est taillée pour l'écrivain. D'autant plus que Henri Girard est le grand-père de cet ami et que la famille est convaincu que l'opinion publique, qui a toujours vu en Henri l'assassin, se trompe. Mais Henri Girard ne plaît pas à Jaenada, le type lui assez antipathique et comme l'écrivain le reconnaît lui-même, il a besoin d'"aimer" son personnage. Malgré tout il commence à se renseigner sur l'affaire et la fascination prend le dessus.

A Escoire tout le monde est persuadé que Henri a tué père et tante et parmi les amis d'Henri quand celui-ci est devenu Georges Arnaud certains affirment qu'il se serait confessé à eux. Sa culpabilité ne fait donc aucun doute. Mais envers et contre tous (plus ou moins) Henri Girard a été acquitté et ce, après une délibération de dix minutes ! C'est Maurice Garçon, éminent avocat et ami de son père qui a d'ailleurs assuré sa défense.

Dès le début de son enquête Jaenada met en évidence plusieurs incohérences et détails oubliés ou ignorés. Il apparaît que seule la culpabilité d'Henri Girard a été envisagé et qu'aucune autre piste ne semble avoir été suivie. L'écrivain plonge alors corps et âme dans les secrets d'Escoire et dans la vie tumultueuse de Gerorges Arnaud. Passionnant.

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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