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Retour aux grands espaces

256_retour-aux-grands-espaces
Une actualité de Céline
Publié le 15/03/2016

2007-09-13_norvege_cabane.jpg"Et si t'allais voir là-bas si j'y suis ?

...Ici l'espace s'étend sans aucune limite.

...Il suffit de regarder nos maisons pour constater que nous construisons contre l'espace, de même que nous buvons contre la souffrance et la solitude. Nous "remplissons" l'espace comme si c'était une coquille vide, avec des choses dont l'opacité nous empêche de voir ce qui est déjà là. "

La consolation des grands espaces, de Gretel Ehrlich.

Certaines lectures ont le don de vous inciter à interroger autour de vous vos voisins, vos amis, vos collègues sur un sujet tarabustant. Le très beau roman de G.Ehrlich a eu ce pouvoir puisqu'il m'a incité à aborder quelques libraires pris au hasard et à les interroger sur la notion de "retour à la nature"...Voici les résultats de ce petit questionnaire :

1- Avez vous déjà envisagé de tout quitter pour opérer un retour à la nature ?

C. : oui

 

O. : non.

 

R. : Oui, si j'étais étudiante...

 

D. : non, à moins que les villes disparaissent

 

E. : oui

2- Quel serait le lieu choisi pour ce retour à la nature ?

C. : le Cap de la Chèvre dans le Finistère

O. : le Grand Nord avec les inuits

R. : la Drôme

D. : la très très haute montagne, sans les inuits

E. : sur l'île d'Ouessant, pieds nus dans la Lande

3- Quel est le livre qui représente pour vous l'idée de retour à la nature ?

O. : Le petit bleu de la côte ouest, de Manchette et Le Gang de la clef à molette de Edward Abbey.

D. : La Montagne morte de la vie, de Michel Bernanos.

C. : La Fin du chant, de Galsan Tschinag pour les descriptions de vie au fil des saisons et le nomadisme des steppes mongoles

et La Consolation des grands espaces pour la recherche de solitude et le rude et magnifique travail de gardien de troupeau dans le Wyoming.

E. : Que ma joie demeure, de Jean Giono.

R. : Une Année à la campagne, de Sue Hubbell pour l'isolement volontaire de l'héroïne.

Une bibliographie sur ce thème :

Walden ou la vie dans les bois, de H.D. Thoreau. Gallimard, coll. l'Imaginaire : pour le journal quasi scientifique tenu par l'auteur

La Consolation des grands espaces, de Gretel Ehrlich. Coll. 10/18 : pour la beauté et la rudesse des grands espaces

Une Année à la campagne, de S. Hubbell. Gallimard Folio : pour la démarche d'isolement d'une femme à la campagne

La Maison du retour, de J.-P. Kauffmann, Gallimard, folio : pour la réflexion jubilatoire sur la joie d'être vivant.

Un été prodigue, de B. Kingsolver. Coll. Rivages

L'Enfant et la rivière, de Henri Bosco. Gallimard, folio : pour la découverte de la nature et de ses dangers par un enfant curieux

Feuilles d'herbe, de Walt Whitman. Gallimard, coll. Poésie : pour l'ôde à la nature et le transcendentalisme deWhitman

Les pieds dans la boue, de Annie Proulx. Rivages poche : pour les cowboys.

Mon Antonia, de Willa Cather. Rivages poche : pour la description de la dure réalité des pionniers et du mythe de la "frontière" symbolique et sans cesse repoussée.

Bibliographie

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?