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Suivez la route de la Beat Generation...

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Une actualité de Sarah P.
Publié le 29/03/2016
20151103_131200~2 Ils s’appelaient Jack Kerouac, Allen Ginsberg, William S. Burroughs… Il y avait des jeunes et des moins jeunes, des artistes, des poètes, des écrivains avec pour leitmotiv la jouissance immédiate, le culte de la spontanéité, le refus de se retrouver confiné dans une case et d'agir en bons petits soldats... A contre-courant du fameux Way of life américain que l'on constate précisément dans Un truc très beau qui contient tout lorsque Neal Cassady, « muse » de la troupe,     écrit à ses compagnons de route    ses déboires, ses doutes et ses méandres affectifs. La particularité de ces lettres réside dans le fait qu'elles ne sont pas écrites à posteriori mais très souvent dans l'action. Neal relate sa vie pendant qu'il la vit. Enchaînant les petits boulots et les mariages instables, c'est dans un univers carcéral que débute sa correspondance et l'on dit même que c'est la verve de Neal, son émerveillement constant qui incita Kerouac à se lancer dans ce roman qui devint son plus grand succès : Sur la route publié en 1957, véritable ode aux grands espaces et philosophie de vie. D'ailleurs, Dean Moriarty, le personnage central du roman de Kerouac n'est en réalité personne d'autre que Neal Cassady. Bien que la Beat Generation n'appartienne à aucun parti politique ou religieux, ses membres n'hésitent pas à critiquer ouvertement les événements marquants de leur époque : lors de ses lectures publiques, et plus particulièrement celle de Howl, Allen Ginsberg déplore les souffrances et atrocités de la guerre du Vietnam. Mouvement littéraire et artistique ayant vu le jour à l'aube des années 50, il est directement inspiré de la « désobéissance civile » à laquelle appelait Henry Thoreau suite à l'annonce de lois en contradiction avec l'idéal démocratique américain. C'est aussi une génération qui tente de se reconstruire une identité et une conscience après deux guerres mondiales dont elle se remet tant bien que mal. Qu'on se le dise, c'est également l'époque où la liberté sexuelle (encore taboue) allait de pair avec l'expérimentation de nouvelles drogues et en particulier la benzédrine, consommée sous toutes ses formes (Le Festin nu de Burroughs vient d'être réédité chez Folio), permettant d'atteindre le nirvana et de laisser libre cours à leurs envolées lyriques. Le terme « beat » est quant à lui plus mystérieux... Certains disent qu'il s'agirait du tempo inhérent à la rythmique du jazz qu'ils admiraient et qui guidait leur plume. D'autres feront le lien avec les origines franco-québécoises de Kerouac qui aurait fait du terme « béatitude » leur gouvernail. Mais lorsque le doute subsiste, il est intéressant de se faire son propre point de vue : venez donc redécouvrir ceux qui ont été les précurseurs d'une nouvelle génération.20151103_131213~2

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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