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Un écureuil au Cervantes

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Une actualité de Fleur Aldebert
Publié le 09/05/2013

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C'est certainement dans des moments comme aujourd'hui que l'on apprécie le plus les possibilités d'évasion offertes par la littérature. Une telle affirmation résume en quelques mots l'ambiance qui régnait jeudi dernier dans les salons de l'Institut Cervantes de Bordeaux, lors de la remise du Prix Ecureuil à l'écrivain espagnol José Carlos Llop et à son traducteur Edmond Raillard, pour Le rapport Stein (Ed. Jacqueline Chambon). Animée  par le journaliste et écrivain Olivier Mony, la rencontre a rassemblé entre autres André Limoges (président du comité littéraire), François Audibert (PDG de la Caisse d'Epargne Aquitaine-Poitou Charentes) et l'éditrice Jacqueline Chambon.

L'auteur est évidemment revenu sur la genèse de ce brillant roman d'initiation mais il ne s'est pas attardé sur la question. Croyez-le ou non, il lui a suffi de deux semaines pour composer ce texte très poétique, porté qu'il était par "l'état de grâce" dans lequel il se trouvait. Il nous a  cependant été difficile de glaner davantage d'informations. En effet, J.C. Llop semblait assez peu enclin à parler de lui-même, préférant détourner l'attention en s'attardant sur les écrivains dont l'oeuvre l'a fortement marqué, à l'instar de Llorenç Villalonga, Juan Benett, Enrique Vila-Matas, Javier Marias, Juan Marsé. C'est sans compter l'influence d'un duo de références dont l'association peut sembler pour le moins originale, à savoir La Bible, et les aventures de Tintin*...

Cette discrétion n'est certes pas le moindre de ses charmes, mais ceux qui voulaient en savoir plus sur sa prose ont dû attendre l'intervention d'Edmond Raillard et les remarques de Jacqueline Chambon pour que soit abordée la question de cette écriture si particulière, cette "prose très poétique qui tourne en volutes" qui avait séduit les libraires du rayon Littérature**.


* Il dit s'être inspiré de l'une pour son traitement du mystère, et de l'autre pour ses intrigues et son sens de l'humour.
** Cf. notre blog du 8 avril 2008.

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