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Un retour au monde des vivants

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Une actualité de Emilie Dupuch
Publié le 15/03/2016

jean paul kauffmannOn a beaucoup parlé de l’écrivain et journaliste Jean-Paul Kauffmann dans les années 80 puisqu’il a été retenu en otage pendant trois ans au Liban au moment de la guerre.

Auteur pour le moins éclectique - romancier et essayiste, il participe aussi à la rédaction du Havanoscope en tant que fondateur de « l’Amateur de cigares » - il signe avec La Maison du retour son roman le plus autobiographique. Ecrit à la première personne du singulier, la figure du narrateur se confond avec celle de l’écrivain qui revient sur la période qui a suivi sa captivité au Liban.

L’auteur est à la recherche d’une maison, un havre de paix, « la maison du retour » comme la maison du retour au monde, du retour à la vie. Et c’est dans les Landes qu'il finit par s’établir. Il a le coup de foudre pour une maison en ruines appelée « Les Tilleuls », un ancien repaire pour filles de joies fréquenté par les Allemands pendant la deuxième guerre mondiale. Qu’importe son histoire, cette maison semble lui envoyer des ondes positives qu’il ne peut pas ignorer.

Ici commence l’histoire d’une véritable fusion avec cette propriété et la nature environnante. L’auteur campe au milieu des travaux et de même qu’il va apprivoiser les lieux, c’est lui-même qu’il va parvenir peu à peu à apprivoiser.

Pour les amateurs des Landes, vous trouverez dans ce roman de magnifiques évocations des paysages, du climat et de l’ambiance sauvage de cette région. Kauffmann dresse aussi un portrait ironique et très bien senti de la bourgeoisie de campagne.

La Maison du retour demeure avant tout un jubilant témoignage sur le bonheur d’être vivant. Sans jamais sombrer dans le pathos - la période de captivité au Liban est évoquée en creux finalement - l’auteur nous parle d’un retour à soi et au monde et nous invite par là même à réfléchir à notre propre univers personnel et à notre jardin secret.

Bibliographie