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Une comédie autrichienne au vitriol

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Une actualité de Karine G.
Publié le 16/03/2016
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On peut voir actuellement au cinéma une comédie autrichienne (si,  si, ça existe !) : Bienvenue à Cadavres-les-bains - comédie noire et bien déjantée,  de  Wolfgang Murnberger, présentée avec l'avertissement suivant "des scènes peuvent choquer la sensibilité de certains spectateurs". Où l'on retrouve Simon Brenner dans ses oeuvres. Mais qui est donc Simon Brenner ? Après enquête, les amateurs de romans policiers découvriront qu'il s'agit d'un personnage de flic né sous la plume au vitriol  de l'écrivain autrichien Wolf Haas, dont à ce jour trois titres sont publiés dans la collection Rivages/noir : Silentium, Vienne la mort,  et  Quitter Zell. L'intrigue dont il est question dans Bienvenue à Cadavres-les-Bains n'est pas encore traduite en France, mais le ton est le même, à savoir humour noir, très noir, très très noir, grinçant et dérangeant. Le réalisateur Wolfgang Murnberger avait déjà sévi en 2007 en adaptant le premier volet des enquêtes de Brenner, Silentium, il récidive donc avec le même acteur, Josef Hader, et le même mauvais esprit, corrosif et au scalpel. Si l'on ajoute qu'il est question d'un restaurant où oeuvre un boucher, de cadavres disparus et de viande hachée, l'intrigue se dessine... Rendre à l'écran l'univers de Wolf Haas n'est pas une mince gajeure : dialogues minimalistes, affaires crades, images gores ; on en rit, et on en rit jaune - certains spectateurs tournent la tête ou s'enfoncent dans leur fauteuil... Dans la salle, votre libraire a retrouvé par hasard un fidèle client du rayon polar, ce qui donne à la sortie ce petit échange d'impressions  : "Le film vous a plu ?" - "Oui, j'ai bien aimé, et vous ?" - "Pas mal, mais bien bizarre..." - "Il faut aimer l'humour noir !"... En rentrant chez lui, votre libraire, que sa conscience professionnelle titille, se promet de vérifier le lendemain dans le rayon si les trois titres de Haas sont bien en stock - ce qui donne le constat suivant, zut, ben non, en effet, on ne les avait plus, dont acte, vite passer commande, voilà qui est fait !

 

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Bibliographie