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Une merveilleuse anthologie

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Une actualité de Karine G.
Publié le 15/03/2016
Le 35ème volume de la collection Merveilleux que publient les éditions Corti consiste en une anthologie poétique, atypique, insolite, féérique - un formidable voyage au coeur de la mémoire des peuples.

techniciens.jpgBrassant contes, légendes, textes fondateurs, Les Techniciens du sacré invitent le lecteur à une remontée dans le temps et dans les cultures : "Chants maoris ou altaïques, cérémonies indiennes, épopées et louanges d'Afrique, hymnes d'Egypte ou du Pérou, cosmogonies d'Asie centrale, du pays Dogon, d'Australie, légendes d'Irlande et de Chines, inscriptions sumériennes, rites de possessions, définitions aztèques, poèmes en prose esquimaux... Tout un corpus exemplaire de textes "traditionnels", de toutes provenances géographiques et temporelles". Il est bien difficile de choisir quelques lignes parmi cette somme de plus de six cent pages qui, étonnamment, n'a rien à envier à la poésie moderne ou contemporaine - en voici quelques extraits, pour donner à rêver...

 

CHANT DU CHEVAL DU DIEU DE LA GUERRE (Indiens Navajos)

Je suis le fils de la femme à la Conque Blanche

De leurs voix ils m'appellent

Je suis le fils du Soleil

De leurs voix ils m'appellent

Je suis l'Enfant Turquoise

De leurs voix ils m'appellent !

 

LES ETOILES (Indiens Passamaquoddy)

Puisque nous sommes les étoiles. Puisque nous chantons.

Puisque c'est par notre lumière que nous chantons.

Puisque nous sommes des oiseaux de feu.

Puisque nous déployons nos ailes dans le ciel.

Notre lumière est une voix.

 

SE TENIR IMMOBILE/LA MONTAGNE (Chine)

Montagnes serrées les unes contre les autres :

Image de l'IMMOBILITE.

 

Extrait du VELADA DE MINUIT (Indiens Mazatèques)

Je suis la femme de la grande expansion des eaux

je suis la femme de la mer divine

je suis une femme de la rivière

la femme de l'eau qui coule

une femme qui examine et qui cherche

une femme de mesure et de mains

une femme de grande mesure

 

CHANT FUNEBRE (Indiens Papago)

Dans la grande nuit mon coeur s'éteint

Sur moi les ténèbres marchent à grand bruit

Dans la grande nuit mon coeur s'éteint

 

OMBRE (Indiens Mayas)

Où un cheval trouve-t-il de l'ombre ?

A l'ombre d'un arbre.

Ombre.

Où le bétail trouve-t-il de l'ombre ?

A l'ombre d'un arbre.

Ombre.

Où les oiseaux trouvent-ils de l'ombre ?

A l'ombre d'un arbre.

Ombre.

Telle est la raison de l'ombre.

Pour tous les animaux, et même pour les hommes.

Ombre.

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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