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"Verdun mon amour"...

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Une actualité de Emilie Dupuch
Publié le 16/03/2016

virginie.jpgOn parle beaucoup aujourd'hui de l'anniversaire de la Grande Guerre 14-18. Toutes ces vies qu'on abandonne célèbre lui aussi à sa manière cette période trouble et tragique de notre Histoire. L'auteur, Virginie Ollagnier, s'attache plus précisément à évoquer l'année 1918, marquée par le retour des poilus, ces "gueules cassées", terme dont le sens est à prendre au propre comme au figuré évidemment, les blessures psychologiques n'étant pas des moindres en effet.

Nous allons suivre Claire, une jeune femme de caractère dotée de pas mal d'humour, une infirmière sur le point de prononcer ses voeux de religieuse. C'est dans un hôpital psychiatrique qu'elle a décidé de mettre à l'épreuve son existence. Elle va y faire la rencontre d'un soldat souffrant d'un traumatisme bien particulier puisqu'il semble ne pas vouloir se réveiller, catatonique, immobile, impossible à percer. Claire va décider de s'impliquer corps et âme pour le rétablissement de cet homme dont elle ne sait rien mais qu'elle sent susceptible de lui révéler quelque chose d'elle-même et des autres.

Dans ce premier roman édité à l'origine chez Liana Lévi, Virginie Ollagnier nous parle avec beaucoup de pudeur et de sensibilité du chagrin et de la douleur qui ont frappé tant d'hommes et de femmes à cette époque. Elle dresse aussi le portrait d'une grande héroïne vraiment attachante, qui n'a de cesse de remettre en question son existence comme le monde qui l'entoure. Peinture très réaliste d'une époque -l'auteur a effectué des recherches d'archives minutieuses concernant la médecine et la psychiatrie-, Toutes ces vies qu'on abandonne est aussi, et avant tout, un très bon roman et une histoire d'amour à vous donner le frisson...

Bibliographie