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Vie des hauts plateaux, Philippe Annocque aux éditions Louise Bottu

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Une actualité de Anaïs
Publié le 13/02/2015
vie-des-hauts-plateauxQue fait un(e) libraire quand il part en vacances ? Il/elle traîne dans les librairies, du village/de la ville du coin, au cas où il/elle trouverait mieux que ses quelques kilos de lecture qui ont écrasé le dentifrice dans le sac à dos. Ainsi, il a fallu qu'une libraire flâne dans une librairie marseillaise pour découvrir un livre décoiffant, publié par une originale maison d'édition... landaise, Louise Bottu. annocque-philippetenté, pour en parler, d'évoquer l'improvisation, voir même d'imaginer un travail en cadavre exquis. Découvrez plutôt le troisième fragment : "Un autre jour, j'ai trouvé chez moi un gros garçon avec une casquette verte qui regardait la télé. Et puis, sans s'occuper de moi, le gars s'est mis en pyjama et il est allé se coucher dans mon lit ! Après, mon amie, que j'avais invitée, est arrivée ; mais c'était gênant : il y avait toujours le gros garçon qui dormait dans le lit. j'ai fini par le réveiller en l'insultant, mon amie aussi insultait le gros gars tandis que celui-ci s'étirait comme après une bonne nuit. Il a quand même fini par se lever et mon amie en a profité pour prendre vite fait sa place toute chaude dans le lit. Mais il a fallu lui donner des gifles et insulter sa famille pour que ce gros inconnu se décide à partir". Saluons la belle découverte de cette jeune maison d'édition landaise, dont le créneau a été ainsi résumé par son gérant Jean-Michel Martinez : "Rien n’est plus répandu que le désir de singularité et nous serions tentés de chercher en deçà des mots, plutôt qu’au-delà. Pour, in fine, revenir au juste milieu : la surface. Nous plaisent les textes superficiels par profondeur, à l’instar des Grecs vus par Nietzsche. (...) Bien sûr nous aimons être surpris. Mais la surprise, nous la trouvons avant tout dans les mots. Dans telle ou telle manière de les associer, de les opposer, de les réinventer, de requinquer leur banalité, de les faire sonner, de jouer avec eux… À lire certains textes avec gourmandise, on se dit que les mots eux-mêmes doivent être surpris de se retrouver là. À cette place. Dans cette situation. Surpris et ravis."

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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