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Zafonmania

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Une actualité de Fleur Aldebert
Publié le 09/05/2013

Carlos Ruiz ZafonA peine dix jours se sont écoulés depuis la parution du dernier livre tant attendu de Carlos Ruiz Zafón, El juego del ángel, mais il est déjà en tête des ventes de l'autre côté des Pyrénées. Avec un tirage de départ d'un million d'exemplaires - le double du dernier Ken Follet, comme le signale El País - et déjà 230 000 ventes dès le premier week-end, l'auteur catalan qui s'était fait une renommée mondiale grâce à l'incontournable Ombre du vent [1] (10 millions d'exemplaires vendus à travers le monde) promet de continuer à faire parler de lui. Et comme si qui que ce soit avait eu un doute, Zafón s'est servi de ses talents de réalisateur pour orchestrer une véritable mise en scène à l'occasion de la présentation de El juego del ángel. A l'aide notamment d'une toile de fond représentant une librairie déserte et de quelques milliers de vieux livres, il a voulu donner un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler le "Cimetière des livres oubliés" mentionné dans son dernier livre, le tout donné à la vue des nombreux Barcelonais qu'il avait conviés dans le magnifique théâtre du Liceu.

Zafon au LiceuVéritable mélange des genres, empruntant à la fois au thriller, au roman gothique, à la littérature romanesque et à la science-fiction, ce futur best-seller met en scène David Martín, un jeune écrivain qui traverse une période difficile sur le plan professionnel, jusqu'au jour où il reçoit une mystérieuse commande pour écrire un livre unique, ce qui l'entraînera à travers toute une série de péripéties.

Les Sud-Américains devraient pouvoir s'atteler à la lecture de El juego del ángel d'ici un mois, tout comme les locuteurs catalans. Qu'en est-il du reste du monde ? Pour vous faire patienter, en voici l'incipit :

"Un escritor nunca olvida la primera vez que acepta unas monedas o un elogio a cambio de una historia (...) Un escritor está condenado a recordar ese momento, porque para entonces ya está perdido y su alma no tiene precio".[2]


[1] Paru aux éditions Grasset en 2004 et disponible en livre de poche depuis 2006, ce quatrième livre de Zafón mais le premier à être traduit en français, relate les aventures d'un petit garçon, Daniel Sempere, dans le Barcelone de 1945. Il va découvrir notamment un livre, L'ombre du vent, de Julian Carax, qui changera sa vie lorsqu'il s'apercevra qu'un homme brûle tous les livres de Carax.

[2] Voici une traduction plutôt littérale pour tous ceux à qui ces quelques lignes n'inspirent rien de plus que des points d'interrogation : "Un écrivain n’oublie jamais la première fois qu’il accepte quelques pièces ou un éloge en échange d’une histoire. (…) Un écrivain est condamné à se souvenir de cet instant parce que dès lors il est déjà perdu et que son âme n’a pas de prix."

 

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