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Zombie or nor zombie

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Une actualité de Marilyn A.
Publié le 29/05/2013

Depuis que le bédéiste Robert Kirkman a vu sa série Walking Dead adaptée à la télévision, les zombies sont revenus à la mode. Une bonne occasion de relire les classiques du genre, tels que Max Brooks - qui devrait voir bientôt sur grand écran son World War Z avec Brad Pitt dans le rôle principal - ou encore de se faire peur devant les films de Roméro. Au rayon littérature, c'est avec surprise que nous avons vu La nuit a dévoré le monde (éditions Robert Laffont) se glisser parmi les ouvrages de la rentrée littéraire et trouver une place sur nos tables. Tout comme le contenu de l'ouvrage, l'auteur, Pit Agarmen, suscite le mystère puisqu'il s'agit du pseudonyme d'un auteur français qui a déjà plusieurs romans et essais à son actif.

Tous ceux qui souhaitent savoir une bonne fois pour toute comment toute une population revient sous la forme de morts-vivants vont encore être déçus car Antoine Verney se réveille au beau milieu du chaos. S'étant retranché puis endormi dans la bibliothèque de l'appartement où une fête était donnée, un sommeil lourd l'a empêché d'entendre le ramdam des gens qui s'entretuaient et s'évertuaient à repeindre en rouge chacune des pièces, du sol au plafond. Cependant, le comment de l'histoire importe peu quand vous êtes le seul spectateur de la fin du monde. Les priorités apparaissent : condamner les fenêtres et les portes, trouver et stocker de la nourriture, se mettre à la recherche d'armes pour se défendre... Mais ensuite deux sentiments s'imposent : la solitude et la peur constante de mourir. Que faire ? Sortir est exclu car tous ceux qui ont tenté leur chance se sont transformés. Imaginer trouver un remède alors qu'on est un simple écrivain de littérature romanesque a son charme mais n'est définitivement pas envisageable. Une seule solution : vivre au jour le jour et espérer que quelque chose arrive avant que ce ne soit la folie qui vienne nous prendre.

Vous l'aurez compris, le personnage de ce roman est loin d'être un héros. Pourtant on suit son aventure avidement et il est pratiquement impossible de fermer l'ouvrage avant la dernière page. L'histoire, aussi simple soit-elle dans cette littérature de genre, nous plonge dans les méandres psychologiques d'un homme qui n'aspire qu'à une chose : la survie.

(Cet ouvrage apparaît dans la liste de la première sélection de Prix de Flore 2012)

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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