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Grand concours Petite Vermillon !

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Publié le 04/03/2019
A la façon de Jean-Pierre Montal et Jean-christophe Napias, dans leur ouvrage 100 courts chefs-d'oeuvre [...], publié aux éditions La Table Ronde, écrivez la chronique de votre chef-d'oeuvre préféré. Votre texte sera peut-être choisi pour être publié dans un recueil offert en exclusivité aux clients de la librairie Mollat !
Vous aimez lire ?
Vous aimeriez faire partager vos lectures ?
Alors dites-nous quel est votre chef d'oeuvre préféré !
A la manière de 100 courts chefs-d'oeuvre [...] de Jean-Pierre Montal et Jean-Christophe Napias aux éditions la Table Ronde, envoyez-nous votre chronique en 1350 signes maximum !

Choisissez votre livre parmi l'une des catégories suivantes : polar, science-fiction, littérature française ou littérature étrangère.
Que ce soit Proust, Truman Capote, Stephen King ou Simenon, les possibilités sont infinies !
Et parce qu'on est obligé de choisir, parce qu'on ne peut pas tout dire.... vous pourrez, par exemple, vous inspirer de la liste des "regrets de l'éditrice" en annexe des 100 courts chefs-d'oeuvre [...] pour trouver votre perle préférée.

Si votre article est sélectionné par les libraires et les éditions La Petite Vermillon, votre texte sera publié dans un recueil offert en exclusivité aux clients de la librairie Mollat !

Vous avez du 1er Mars au 30 Juin !
Alors à vos marques...
Prêts...
Participez !

Envoyez-nous votre chronique sur l'adresse suivante : poche@mollat.com avec l'intitulé "Concours Petite Vermillon" en objet de votre mail.

Retrouvez ci-dessous la chronique proposée pour :

Un an
de Jean Echenoz
Editions de Minuit, 2014

"Il y a comme ça, dans la bibliographie des grands auteurs, des livres qui
jouent, volontairement ou non, la carte de la discrétion. Tel cet Un an, le
plus bref des romans de Jean Echenoz, une centaine de pages coincées
entre Les Grandes Blondes (1995, prix Novembre) et Je m’en vais (1999,
prix Goncourt). Un bref roman, donc (à l’image du titre, minimaliste),
et un scénario dont la trame se résume en une phrase : un an de la vie
d’une femme qui fuit brusquement Paris pour la province, et qui va, l’air
de rien, passer d’une relative aisance au dénuement le plus absolu. Une
lente dégringolade sous forme de road novel tragi-comique, une ligne plus
ou moins droite, et pentue, à laquelle un final inattendu donne soudain
l’allure d’un cercle. Obligeant incidemment les plus curieux à en reprendre
la lecture depuis le début.
Tout l’art d’Echenoz est là, de la première à la dernière phrase ; Echenoz
qui se joue en permanence des structures et conventions romanesques,
mais aussi des procédés qu’il emprunte à la musique et au cinéma, pour
(re)créer un univers singulier, à la fois réaliste et complètement décalé. Sa
langue ciselée, précise, et son style poétique, distancié, creusent le même
sillon, entre réalisme et fantaisie. Traversé de personnages souvent étranges,
à la limite de l’absurde, de faux-semblants et de situations en trompe-l’oeil,
Un an se lit comme un thriller à la mécanique implacable. "

Bibliographie