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Les lycéens écrivent aussi (7ème édition – billet n°4)

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Une actualité de Marilyn
Publié le 02/11/2015
Billet portant sur Fahrenheit 451 de Ray Bradbury bradburylogocondorcet214328Fahrenheit 451 est une fiction de Ray Bradbury une des légendes des romans d’anticipation et de science fiction du XX° siècle. Il a été publié en 1953 aux Etats-Unis et est paru en France une année après l’obtention du prix Hugo du meilleur roman en 1954. Cette œuvre de type narratif se subdivise en trois parties intitulées comme suit : Le foyer et la salamandre, Le tamis et le sable, L’éclat de la flamme. Le livre parle d’un pompier nommé Montag qui va se rebeller contre la société. Les pompiers dans ce monde ont une mission contraire à celle qu’on leur connait dans le nôtre : au lieu d’éteindre les incendies, ils les allument et se déplacent pour brûler les livres dans toutes les maisons qui en possèdent, ils peuvent même brûler leur propriétaire en cas de refus d’obtempérer de ce dernier avec des appareils technologiques révolutionnaires. Les seuls moyens de distraction et d’information autorisés sont le sport et les écrans télévisés sur lesquels l’Etat a un total contrôle. Montag, pris d’un sursaut de conscience et d’intelligence, va s’opposer à cet état de chose et deviendra un criminel recherché. Il fera tout pour rejoindre un groupe d’intellectuels en marge de la société qui s’est donné pour mission de retenir le contenu des livres pour les restituer à la génération future lorsque la société sera plus favorable à la culture. Fahrenheit 451 montre une société qui s’effondre, une société dans laquelle les valeurs humaines se perdent et qui nous entraîne dans un gouffre d’imbécilité : on s’endette pour s’offrir le plus grand et le meilleur écran, on préfère l’illusion de la communication virtuelle que nous offrent ces écrans à l’échange réel avec son prochain, car règnent la méfiance et la vacuité des conversations on ne sait plus quoi se dire, l’intelligence est morte faute de lecture, nous digérons juste ce que nous dicte la société par les écrans. On tend alors vers une société déshumanisée dans laquelle l’homme voue un véritable culte aux nouvelles technologies, notamment celles liées à l’image, on leur donne une telle importance qu’elles prennent le dessus sur nous, font de nous ce qu’elles veulent au grand bonheur de l’Etat tout puissant qui nous positionne où il voudrait que l’on soit. Le livre de Bradbury est bouleversant car toujours d’actualité. Il nous met en garde contre les méfaits de la technologie au service d’un état qui vise à abrutir les foules pour mieux les dominer. A l’heure d’internet, à l’heure où les écrans et la conversation virtuels ont envahi nos vies et les dirigent parfois, le rappel que l’intelligence se cultive aussi au contact direct des autres et des livres semble plus que nécessaire. C’est pour cela que je recommande fortement la lecture de ce livre exigeant et essentiel. Flore Sylvie BABONGUI, étudiante en B.T.S. Assurance

Bibliographie