Chargement...
Chargement...

Longue marche, I. Traverser l’Anatolie, de Bernard Ollivier

no_media
Une actualité de Administrateur
Publié le 20/04/2016
Dans ce livre, Bernard Olivier voyage seul, à pied, suivant la mythique ‘Route de la Soie’ d’Istanbul en Turquie jusqu’à Xi’an en Chine. Des récits de voyage il en existe des milliers. Tesson, Poussin, Horn… ils ont fait le tour du monde et raconté leur périple. Mais ce récit a quelque chose de particulier. Le lecteur est impliqué par le récit, a l’impression de vivre le voyage en lisant. Sans le savoir, Olivier écrit une véritable invitation au voyage. Non pas que ce livre en fait l’éloge. Lors de son périple, Olivier connaît de nombreuses mésaventures, imprévus, maladies. Il sera même obligé d’abandonner plus tôt que prévu la première étape de son voyage, un rapatriement médical le ramène en France. Mais quoi qu’il arrive à l’auteur, à chaque fois il trouve le courage de continuer. Après chaque mésaventure, Olivier profite d’autant plus de son voyage et des choses simples de la vie ; le contact humain, un paysage, un bref échange de paroles. Le courage de l’auteur est comme une énergie positive pour le lecteur, qui vit le même voyage à travers le récit. Ce qui me plaît, c’est le réalisme de ce voyage. Chaque détail, victoire ou déboire, tout est raconté. Le fait que l’auteur s’en sort, prouve que quel que soit la situation, il y a toujours une issue. Tout au long de la lecture, j’ai eu l’impression de traverser l’Anatolie à pied à travers ce récit. A la fin de ce tome, quand je ferme le livre pour la dernière fois, je n’ai qu’une envie et c’est de vivre un tel voyage. J’admire le courage de l’auteur et le réalisme de sa manière d’écrire. Son voyage paraît à tout moment ‘vrai’ et réel, ce qui implique d’autant plus le lecteur, qui a l’impression de parcourir le chemin pendant sa lecture. Bernard Olivier a, de plus, un caractère très humain pendant son voyage que j’apprécie beaucoup. L’effort pour apprendre la langue du pays, le souhait de rentrer en contact avec la population locale, les photos prises pour éterniser les rencontres (photos que l’auteur s’engage à envoyer aux personnes rencontrées une fois rentré en France). Ivo Metsch