Chargement...
Chargement...

Réparer les vivants de Maylis de Kerangal par les elèves de la Classe de 1ère L du Lycée Elisée Reclus de Sainte Foy La Grande.

no_media
Une actualité de Pierre
Publié le 18/05/2016
Réparer les vivants de Maylis de Kerangal par Aupic Lorel Manon , Belles Alicia, Beney Léa, Bouzraîne Inès, Brousard Manon, De Ravel Sophie,Doyen gwenaelle,Fernandez Claire,Jimenez Désirée,Laurent Margaux,Mignot Mathilde,Naud Julie,Verral Lucie, Classe de 1ère L du Lycée Elisée Reclus de Sainte Foy La Grande. La vie , la mort , la vie à l'image des vagues de l'océan, un cycle complexe et très simple à la fois. Ce roman nous projette dans notre quotidien le plus intime à travers une histoire tragique qui semble se dérouler hors du temps malgré son inscription dans le temps. Maylis De Kerangal joue dans ce roman comme dans un grand théâtre de la vie où tous les personnages sont reliés entre eux pour le meilleur et pour le pire dans des relations intenses , affectives et pourtant sans pathos. Dès le titre "Réparer les vivants"en référence à Tchechov lui-même médecin qui écrit dans "Platanov"Nous devons enterrer les morts et réparer les vivants"on sent le lien avec tous nos prédécesseurs .dans tous les domaines. Le héros Simon LIMBRES (on ne peut s'empêcher de penser aux Limbes , à l'enfance , à la mort)et si l'on connait le goût de la romancière pour le jeu avec les prénom et les noms , rien n'est laissé au hasard! Simon ,à la charnière de l'adolescence et de l'âge adulte passionné de surf décède à la suite d'un accident d'automobile survenu en rentrant avec ses meilleurs copains d'une session de surf. Ce roman en fait le récit tragique en 24h , dans un condensé : accident ,secours,, hôpital, don d'organes, adieu ,et vie de nouveau. Un véritable hymne à la vie toujours dans la justesse . Au fil de la lecture l'auteur nous permet de ressentir les liens des hommes et cette interaction des individus les uns avec les autres , une immense interdépendance par delà la mort .Face à cette épreuve qui n'a rien de théorique , nous éprouvons et cela nous éprouve .Des sentiments de toutes sortes se mélangent. Nous sortons changés de cette aventure avec davantage de paix et de sérénité, grâce à l'amour des autres qui circulent comme des vagues pour soulager les plaies. Nous mesurons en 24h , à travers l'amour d'une famille, d'amis mais aussi de ces professionnels qui prennent soin des autres , la compassion pour les victimes et la métamorphose que cela génère. Tel le dormeur du Val décrit par Rimbaud , nous ressentons de façon contradictoire mais constructive l'injustice mais aussi le calme et la sérénité. Face à un sujet souvent "tabou"qu'est le don d'organes .Ce roman a la grande qualité de nous permettre de réfléchir de façon profonde sur ce sujet et de nous ouvrir à davantage de générosité et peut -être de courage face à ce que nous ne pouvons changer comme une acceptation active à l'image du sage stoïcien.