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La machine à vapeur, de Jules Verne

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Une actualité de Administrateur
Publié le 19/04/2016
Jules Verne dira à la fin de sa vie « À vingt ans, mon idéal était de voyager. Cet idéal, n’ayant pu le réaliser qu’incomplètement, je me suis mis à voyager en imagination ». C’est en 1980 que La machine à vapeur, extrait des Voyages extraordinaires, est publié comme feuilleton dans la revue Le magazine de l’éducation et de la recréation. Le récit se déroule en 1960, lors de la période coloniale des Indes Britanniques et trois ans après le bouleversement de la révolte des Cipayes aussi appelée première guerre d’indépendance indienne. Le colonel Edward Munroe est un anglais à la retraite. Il a perdu sa femme lors du massacre de Cawnpore, orchestré par Nana Sahib, un indépendantiste Hindou très soutenu par le peuple. Depuis lors, le colonel vit sa vie sans gaieté et ne tient plus qu’à une chose : se venger. Son ami Banks, ingénieur en chemin de fer, lui propose alors un voyage afin de lui changer les idées : parcourir les routes de l’Inde septentrionale avec sa dernière invention : un gigantesque éléphant à vapeur, amphibie, tirant deux wagons- maisons et pouvant rouler sur toutes les voies jusqu’ à 25 km/h. Sur les routes, ils vont découvrir l’Inde profonde, authentique et vivre de nombreuses péripéties, cependant une menace bien plus sérieuse les attend… La vengeance d’un autre homme haïssant le colonel Munroe… Si l’histoire de fond de la machine à vapeur n’a rien d’exceptionnel, c’est de découvrir la réalité des pensées de l’époque qui le rend attractif. On peut retrouver l’esprit du XIXème siècle sur les changements sociaux et politiques, sur les Indes, la nature, les Hindous ou encore les femmes. C’est un reportage fantastique, entre le réel de la situation politique et les croyances du XIXème. L’imagination débordante de l’écrivain féconde des péripéties toutes aussi délurées les unes que les autres. En effet, les personnages et les histoires de ce livre sont si intenses qu’ils donnent une envie subite de voyager, de voir le monde, de se mettre en danger et vivre des histoires excitantes. Ils donnent envie de se secouer et de se surpasser ! Finalement, ne peut-on pas dire que comme un bon vin, le livre a pris de la valeur avec l’âge ? Car avoir en sus, le recul de la compréhension du siècle de Jules Verne est une grande plus-value. Le livre peut être perçu selon différentes visions : entre un roman historique sur les Indes Britanniques, un documentaire sur la flore et la faune de l’Inde, et une histoire extraordinaire remplie d’imagination d’un voyage entre amis. Si ces trois centres d’intérêt vous plaisent ce livre est fait pour vous. Laure Peucelle