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La part des flammes

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Publié le 13/05/2019
La part des flammes de Gaëlle Nohant
En 1897, l’incendie du Bazar de la Charité a marqué les esprits. Dans ce roman, nous suivons trois héroïnes aux modes de vie bien différents. Cette tragédie va les marquer à jamais. En quelques minutes, le feu scelle leurs destins. Elles sont liées à cet évènement.

Indéniablement, le feu qui dévore cette vente de charité mondaine plonge des vies entières dans le désarroi le plus total. La mort est omniprésente. Le deuil accompagne les survivants. Il y a tout à reconstruire, tout à redéfinir. L’opulence, la richesse et la pauvreté n’ont ni couleur ni odeur. Le brasier emporte tout sur son passage. Il dévore et arrache sans se préoccuper de l’après. Ensuite, tout n’est que douleur. Cette douleur n’est pas seulement physique, elle est également morale. La douleur est indescriptible. Beaucoup trop de vies ont été ravagées par les flammes.

En tant que lecteur, être plongé au cœur de ces flammes nous pousse à la réflexion : comment se reconstruire après une telle épreuve ? L’espoir peut-il renaître des cendres ? La vie finira-t-elle par happer les survivants ou triomphera-t-elle ?

Ce livre est mélancolique. En nous plongeant dans les destins de ces trois femmes, on s’aperçoit que les flammes qui les animent dans la vie sont aussi celles qui s’éteignent après la tragédie. L’une d’elles perd ses cheveux, symbole de féminité dans la société. Cette épreuve lui montre que la lumière qui guidait sa vie jusqu’à présent est ailleurs : son monde s’est écroulé sous l’effet du feu mais elle va renaître par lui.

L’incendie a tout emporté mais l’espoir, lui, doit perdurer. C’est le message profond et douloureux que Gaëlle Nohant nous livre dans ce roman.

Bibliographie