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Le corps des autres d’Ivan Jablonka par Bianchi Eva du lycée Haroun Tazief

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Une actualité de Pierre
Publié le 24/05/2016
Dans une société où tout est une histoire d’apparence, la beauté visuelle d’une personne est primordiale. Afin de comprendre l’origine de cette beauté, il faut aller en coulisse comme sur les grandes productions Hollywoodiennes. Dans le corps des autres, on entre dans les coulisses de l’apparence, de la beauté artificielle. Au travers du quotidien et des expériences de plusieurs esthéticiennes, on nous offre la chance de découvrir les bienfaitrices de notre société fondée sur l’image. Que ce soit pour la femme d’un quartier chic de Paris venue pour sa manucure mensuelle, la femme mère au foyer qui s’accorde un moment à elle, ou encore pour la femme qui n’a pas les moyens de se loger mais qui passe chez l’esthéticienne pour avoir l’impression d’exister, l’esthéticienne reste présente et au service de la beauté. Depuis toujours le métier d’esthéticienne est dénigré non seulement par la société mais aussi quand on observe le comportement de certaines clientes vis-à-vis de ces héroïnes de la beauté des femmes. En suivant le parcours de plusieurs esthéticiennes, on comprend le quotidien loin d’être simple de ces femmes qui vouent leurs vies à la beauté des autres. En faisant abstraction des techniques d’épilation, de massage, de soins de la peau, les esthéticiennes font aussi du marketing, du management et de la vente de produits. D’autre part, outre le rythme d’une journée de travail « normale », ces femmes doivent faire face à certaines clientes plus que désagréables ou irrespectueuses. Par ailleurs elles sont aussi la psychologue, l’amie ou l’oreille attentive pour des femmes qui manque de confiance en elles ou qui font face à des problèmes, les rendant belles de l’intérieur. Finalement, l’esthéticienne a-t-elle uniquement un rôle sur la beauté extérieure ou a-t-elle aussi  un impact sur la beauté et le bien-être intérieur des femmes ? Pour moi ces femmes sont des passionnées qui restent digne et fier de faire ce métier, et qui l’exercent avec un mental d’acier. De ce fait je ne peux concevoir que l’on puisse rabaisser un métier et ses praticiennes comme c’est le cas pour ce milieu.