Chargement...
Chargement...

Les lycéens écrivent aussi (6ème édition - billet n°9)

1293_les-lyceens-ecrivent-aussi-6eme-edition-billet-n-9
Une actualité de Marilyn
Publié le 06/01/2015
Billet portant Le scaphandre et le papillon de Jean-Dominique Bauby baubyCe récit autobiographique de Jean Dominique Bauby  nous raconte la vie de ce dernier, victime du locked in syndrome, après sa sortie du coma en janvier 1996 à l’hôpital maritime de Berck dans le Nord Pas de Calais. Ce livre m’a fait l’effet d’une claque salutaire. Il m’a permis de prendre conscience de certaines vérités. Par exemple, au quotidien, nous jouissons d’un bien-être indéniable, nous avons tous les ingrédients pour aller bien et nous n’en avons guère conscience car nous sommes toujours à la recherche d’un bonheur inaccessible qui cause notre perte. L’auteur est impressionnant, très courageux, fort et volontaire. Il a écrit ce livre avec seulement des clignements d’œil car il est paralysé à 99%. Une personne récite un alphabet qui commence par les lettres les plus utilisées de la langue française jusqu’à celles qui sont le moins utilisées et dès que l’auteur cligne de l’œil c’est qu’il veut cette lettre. Cela force l’admiration. De plus, Bauby nous raconte son histoire, son immobilité non pas en larmoyant mais au contraire en usant de touche d’ironie et autre humour noir, c’est d’autant plus impressionnant. Evidemment, cette histoire est très triste et fait écho au plus profond de nous-même. Elle nous rappelle les aléas de la vie. Tout peut basculer en un instant pour n’importe qui. Tout un chacun peut être victime de ce syndrome du jour au lendemain. Tout peut donc s’effondrer, cela rend tangible la fragilité de l’existence mais aussi l’importance de savoir ce qui fait la valeur de la vie : l’amour de nos proches. C’est un livre émouvant et vraiment intéressant, une expérience unique, celle de vivre « de l’intérieur » cet handicap majeur, de ressentir en même temps que celui qui en est victime les désagréments et autres souffrances que sa condition lui impose mais aussi de percevoir, de son point de vue, le regard que les autres porte sur lui. Mais, le grand thème de ce livre reste le rêve car l’auteur ne fait que rêver durant ses journées et ses nuits. Rêver lui permet de s’évader et donc d’oublier sa triste réalité. Le rêve lui permet de sortir de son corps emprisonné, pesant, lourd, tel un scaphandre pour acquérir la légèreté et la liberté du papillon. La double métaphore du titre renvoie aussi à l’idée de fragilité et de précarité de son existence, le papillon, petit, a une durée de vie limitée. Cela renvoie évidemment à l’impuissance de l’auteur qui sent la mort approchée. Une belle œuvre jamais larmoyante malgré les conditions de son écriture, touchant le lecteur au cœur en lui rappelant quelques vérités fondamentales. On en ressort bouleversé avec l’envie de croquer la vie à pleines dents et de dire à nos proches toute l’importance qu’ils ont pour nous… Billet de Gaëtan Pasquet, étudiant en B.T.S. Commerce International deuxième année 

Bibliographie