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Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d'Harper Lee, par Charline Roy

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Une actualité de Administrateur
Publié le 21/05/2013
Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, (de l’américain To kill a mockinbird), d’Harper Lee est un roman devenu culte aux États-Unis, qui mériterait amplement la même place de l’autre côté de l’Atlantique. L’histoire a lieu dans les années 30, dans une petite ville d’Alabama encore largement agitée par le racisme qui a lieu contre la population noire. Le quotidien de ses habitants du sud des Etats-Unis est raconté simplement par une petite fille de huit ans. Sa naïveté, ses innocentes questions et ses préoccupations d’enfant nous amènent petit à petit vers l’épreuve que va devoir traverser son père, l’avocat Atticus Finch. Celui-ci est commis d’office pour défendre un jeune homme noir accusé du viol d’une jeune fille blanche. Ardent défenseur de la justice et du droit des Noirs, calme et honnête, il va s’évertuer à défendre son « client » lors d’un procès public où tous les préjugés des hommes blancs vont être mis à la lumière et dont l’issue est évidente. Le roman devient de plus en plus intense lorsque l’on entre au cœur de l’histoire, que l’on suit le déroulement du procès et que l’on s’imagine témoin de cette fatalité. Les personnages sont attachants et suivre l’intrigue à travers les yeux de la jeune Scout rend ce roman fort émouvant et unique. On comprend alors pourquoi il a eu un tel succès lors de sa publication en 1960 aux Etats-Unis au moment du Mouvement des droits civiques. Anecdote curieuse, ce livre a la particularité d’avoir été traduit et publié sous différents noms en français: Quand meurt le rossignol (1961), Alouette je te plumerai (1989), Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (2005), et enfin Du silence et des ombres pour l’adaptation cinématographique. Finalement, peu importe le nom de l’oiseau, s’il meurt ou est plumé, on se projette volontiers dans la vie somme toute peu paisible de la ville de Maycomb, et il semble difficile de ne pas être absorbé par ce roman qui mérite amplement le prix Pulitzer qu’il a reçu en 1961.