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"Sweet Sixteen" de Annelise Heurtier

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Une actualité de Administrateur
Publié le 02/06/2015
Sweet sixteen est un des livres qui change notre façon de penser le monde. Radicalement. Il existe plusieurs interprétations, subjectives en fonction des lecteurs. On pourrait le trouver dramatique, atroce, cruel, mais surtout il est vrai. Sa franchise, soulignée par des événements réels, est arrivée à susciter chez moi une indignation, ainsi qu’une envie de révolte. On se demande comment nous avons pu, dans cette Terre des Droits de l’Homme, laisser la ségrégation prendre autant d’ampleur, autant d’importance et de sérieux, pour une raison aussi insignifiante. Comment considérer le fait d’éprouver une haine envers quelqu’un pour sa couleur de peau valable, et assouvir sur elle une haine sans limite ? Et, plus important, est-il possible dans un monde dicté par la pensée de mépriser des gens de couleurs de peau différentes, d’arriver à s’élever et de passer outre les dogmes de la société ? C’est la question à laquelle répond Sweet Sixteen. Sweet Sixteen justement, est un témoignage fictif traitant de la période ségrégationniste dans l’Arkansas, notamment des faits réels de la sombre histoire des « Neufs de Little Rock » (La ville de Little Rock est la capitale de l’Etat de l’Arkansas, aux Etats-Unis). Le roman révèle toutes les injustices sociales à l’égard des noirs. Ils ne peuvent pas se baigner dans les mêmes piscines que les blancs, et s’ils souhaitent se baigner, ils n’ont ce droit que le jour avant la vidange de la piscine. Ils ne peuvent pas s’assoir dans le bus à côté des blancs, ne peuvent pas manger dans les restaurants à côté des blancs, ne vont pas dans les mêmes universités que les blancs, n’ont pas le droit de les regarder dans les yeux, et n’ont pas le droit de manifester une quelconque protestation si un blanc quel qu’il soit l’agresse verbalement ou physiquement. Les commerçants blancs sont aussi en mesure de ne pas servir les noirs. Bref, ce livre dévoile au grand jour les multiples persécutions que subissent les gens de couleurs. C’est donc dans cette Amérique où ils sont opprimés, que le président Eisenhower décide que 9 étudiants noirs, vont faire l’objet d’intégration dans des universités de blancs. Cette histoire traite donc de l’une d’entre elle. L’auteur aborde deux points de vue diamétralement opposés : Celui de Molly, une des jeunes noirs intégrant Little Rock, et celui de Grace, jeune étudiante de cette université. Annelise Heurtier se penche sur les ressentis des jeunes filles, en gardant « les pieds sur terre ». En effet, on ne trouve pas de « gentils blancs pour sauver les noirs victimes d’agressions », pas de « noirs courageux qui se rebellent et se font respecter ». On est dans la peau de cette noire, qui survit aux brimades, aux injures, aux attaques physiques et morales, on est dans la peau de cette noire seule, abandonnée par ses propres amis, ou qui s’accroche quad même par-dessus tout à l’espoir de réussir. Dans cette réalité qui paraît trop irréelle par sa violence et son absurdité, le lecteur éprouve un semtiment de révolte. Pour ceux qui aiment un livre avec de l’action, et qui se lit avec fluidité, ce livre est fait pour vous. On ne s’ennuie jamais, et il réserve de nombreux rebondissements. Les personnages y sont attachants, attendrissants et intéressants. On leur découvre des façons de penser particulières et on est heureux de pouvoir les partager. Donc, j’ai tout particulièrement apprécié l’œuvre pour m’avoir plus ouverte à l’Histoire de façon captivante et distrayante. Juliette Cledou, 2de 8